Tchad : Ultimatum de deux semaines pour libérer les réserves de l’État occupées à N’Djamena
Les autorités tchadiennes durcissent le ton face aux occupations illégales des réserves foncières dans la capitale. Ce mercredi 15 avril 2026, une mission conjointe conduite par le ministre de l’Aménagement du territoire, M. Mahamat Assileck Halata, en compagnie du ministre de l’Environnement, M. Hassan Bakhit Djamous, ainsi que de Mme Amina Kodjana, s’est rendue sur plusieurs sites occupés de manière anarchique à N’Djamena.
Les quartiers de Farcha Milezi, Kabalaye et Sabangali, identifiés comme relevant du domaine public de l’État, ont été au centre de cette descente sur le terrain. Sur place, les responsables ont constaté que les occupants ne s’étaient pas conformés aux délais de déguerpissement fixés il y a deux mois.
Face à cette situation, les autorités ont accordé un ultime sursis de deux semaines. Passé ce délai, des mesures plus contraignantes pourraient être engagées afin de procéder à la libération des emprises concernées.
« L’État ne saurait tolérer la poursuite de ces occupations illégales », a déclaré le ministre Mahamat Assileck Halata, soulignant la nécessité de préserver les réserves foncières publiques, essentielles à la mise en œuvre des politiques d’aménagement urbain.
Cette opération s’inscrit dans une stratégie plus large des pouvoirs publics visant à restaurer l’ordre urbain dans la capitale, marquée par une urbanisation rapide et souvent non planifiée. Les autorités appellent ainsi les occupants concernés à faire preuve de civisme en libérant volontairement les sites dans les délais impartis.
À travers cette démarche, le gouvernement entend réaffirmer son autorité sur le domaine public et poser les bases d’un développement urbain plus structuré dans la capitale tchadienne.
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